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Respiration

L’asthme, un trouble de la respiration

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Maladie relativement bien traitée, l’asthme peut avoir différentes causes. Pour mieux appréhender cette pathologie, mieux vaut en comprendre les fonctionnements.
  1. L’asthme : inspirations… explications
  2. Les causes de l’asthme
  3. Soigner l’asthme
  4. Asthme, psychologie et exercices physiques respiratoires

L’asthme : inspirations… explications

L’asthme est une maladie des bronches qui s’exprime sous formes de crises. Celles-ci se traduisent par des difficultés plus ou moins importantes à inspirer et surtout à expirer l’air des poumons. Ceci se ressent chez la personne asthmatique par un sentiment d’oppression. Le malade a l’impression d’étouffer, de suffoquer et recherche de l’air. La crise peut provoquer un sentiment d’angoisse qui ne fait que renforcer les difficultés respiratoires dans la mesure où le sujet se crispe. L’inspiration et l’expiration deviennent de véritables efforts. Dans le détail, les bronches rétrécissent, le thorax se bloque, l’air reste coincé dans la poitrine. La respiration rendue difficile s’accompagne généralement de petits sifflements symptomatiques du bruit de l’air dans les conduits rétrécis. Les mucosités qui s’accumulent dans les bronches provoquent une toux irritante. Plusieurs mécanismes peuvent expliquer l’obstruction des bronches : l’hypersécrétion de muqueuses comme nous venons de le voir, la formation d’½dème conduisant à un épaississement des parois des bronches ou encore une contraction du muscle bronchique. La lourdeur des symptômes, comme leur fréquence, est variable selon les malades.

Les causes de l’asthme

L’asthme est devenu récemment un véritable problème de santé publique avec un doublement du nombre de malades depuis 15 ans. Plusieurs causes existent, certaines sont encore à classer parmi les hypothèses. Néanmoins il semblerait que l’évolution des modes de vie y soit liée : diversification alimentaire, nouvelles sensibilité, nouveaux allergènes, excès d’hygiène, pollution… Quoi qu’il en soit, il est clair que le malade doit être attentif à son environnement pour reconnaître d’éventuelles causes. Chacun réagira différemment : certains seront allergiques aux poils de chats, mais pas forcément tous les chats, d’autres seront sensibles à la pollution atmosphérique ou à la poussière, d’autres encore à certains aliments… Le stress ou toute forme d’angoisse est également reconnu comme origine de certaines crises d’asthme. Il a même été récemment démontré que le stress pendant la grossesse augmentait très fortement les risques d’asthme pour le futur bébé. Attention, il faut souligner que si le stress peut être à l’origine d’une crise, il n’est pas à l’origine de la maladie elle-même. Le tabagisme cause également beaucoup de dégâts dans ce domaine. Par ailleurs, les éléments pathogènes peuvent aussi varier dans le temps. L’asthme n’est cependant pas toujours d’origine allergique : l’asthme à l’effort correspond par exemple à une réduction des fonctions respiratoires suite à un exercice physique.

Soigner l’asthme

Chaque année, l’hexagone compte autour de 200 000 consultations aux urgences pour des crises d’asthme. Malgré la bonne connaissance de la maladie et surtout l’efficacité des médications dont nous disposons aujourd’hui, certaines personnes meurent encore des suites de l’asthme. Il est donc primordial pour les malades de disposer toujours de leurs médicaments à proximité et de savoir reconnaître les premiers symptômes pour mieux anticiper la crise. Parallèlement des traitements préventifs permettent d’espacer les crises. Savoir identifier l’origine de chaque crise peut aussi être une solution pour éviter de se confronter aux allergènes. Les traitements les plus connus sont les aérosols doseurs qui soulagent le patient dès l’inhalation de la solution. Toutefois, il arrive que pour certaines crises, la petite pompe (ou bronchodilatateur) ne suffise plus et qu’il faille avoir recours à des injections ou à la prise de comprimés par voie orale. Il est par ailleurs préférable de limiter le plus possible le recours aux médicaments afin d’éviter les risques d’accoutumance. Les traitements de fond visent pour leur part essentiellement à s’attaquer à la sensibilité allergique et à l’hyper réactivité : antihistaminiques et corticoïdes inhalés seront donc des combinaisons souvent employées. Il convient dans tous les cas de consulter un médecin pneumologue spécialiste des maladies respiratoires et d’être suivi régulièrement pour pouvoir analyser l’évolution de la maladie. Le médecin spécialiste fera ainsi passer des tests pour évaluer les capacités respiratoires et adapter le traitement aussi bien à la pathologie qu’au malade en prenant en compte son mode de vie et son environnement. Nous l’avons vu, l’allergie joue un rôle important dans les manifestations asthmatiques (trois asthmes sur quatre chez les enfants). Il sera donc intéressant de voir un allergologue qui pourra cibler les allergènes et envisager, dans certains cas, un traitement de désensibilisation.

Asthme, psychologie et exercices physiques respiratoires

En France, il existe des établissements qui apprennent aux asthmatiques à mieux vivre leur maladie. Ces écoles de l’asthme regroupent des équipes « pédagogiques » composées de médecins, de kinésithérapeutes et d’infirmiers qui encadrent de petits groupes de malades. Ils leur apprennent à connaître la maladie, à en reconnaître les symptômes, à avoir les bonnes réactions en cas de crise et surtout à savoir prévenir plutôt que de devoir guérir. On découvre dans ces écoles que contrairement aux idées reçues, l’exercice physique est un très bon recours dans la mesure où il permet de renforcer ses capacités respiratoires. Les formateurs y expliquent par exemple qu’en cas d’asthme à l’effort, il est préférable d’anticiper la crise en utilisant le bronchodilatateur avant l’exercice. Des psychologues peuvent participer à certaines séances et intervenir sur la dimension sociale de la maladie. La respiration étant un acte tellement naturel, il est difficile pour un non-asthmatique de comprendre la réelle souffrance du malade. Pour lui, comme pour son entourage, bien comprendre la maladie permettra de mieux la vivre. Pour diminuer le nombre de crises liées au stress, les patients peuvent apprendre des techniques de relaxation.