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Respiration

La respiration et le son

débimètre

© nSpire

Sans air, pas de son. Partant de ce constat imparable, il apparaît que la respiration et la musique peuvent se jouer sur des fréquences assez proches…
  1. Chanter c’est respirer !
  2. Le diaphragme, dénominateur commun, à la musique et à la respiration
  3. Rythme et respiration
  4. La musique comme thérapie de la respiration

Chanter c’est respirer !

Un bon chanteur est inévitablement quelqu’un qui sait très bien respirer. Tous les cours de chant passent par des heures consacrées à la maîtrise de la respiration abdominale, à la gestion du souffle. Le chant est en lui-même un souffle de vie, l’expression d’une énergie et il n’est pas absurde de rapprocher la pratique musicale de certaines thérapies ou de certaines pratiques comme le yoga. La souplesse et la mobilité de tout l’appareil respiratoire sont indispensables à un chanteur. Ces deux qualités autorisent à chercher une inspiration basse et permettent une reprise d’air rapide entre deux phrases. Désolé cependant pour ceux qui se voient déjà en haut de l’affiche : ce n’est pas parce que l’on maîtrise correctement la respiration abdominale que l’on devient un grand chanteur ou une cantatrice d’exception… d’autres qualités rentrent en jeu. Rien n’empêche cependant de se détendre et se relaxer si l’on chante faux. Attention peut-être à ce que votre détente respiratoire et musicale ne pousse pas votre entourage à se crisper. Comme pour tous les entraînements, les exercices respiratoires liés au chant se font essentiellement en amont de la pratique musicale, de la même façon qu’on n’étudie pas sa foulée en finale d’un cent mètre au risque de se prendre les pieds dans le tapis alors que d’autres seront en train de finir leur tour d’honneur.

Le diaphragme, dénominateur commun, à la musique et à la respiration

Juste entre les poumons et l’abdomen, le diaphragme coupe notre corps en deux. Plutôt qu’une séparation il doit être compris comme un muscle apportant tonus et souplesse à notre organisme. Si l’on considère notre corps comme un instrument à vent, le diaphragme joue le rôle de piston avec notre respiration. Savoir le contrôler c’est pouvoir gérer le débit d’air qui rentre et qui sort de nos poumons.

Rythme et respiration

Il y a cent façons de respirer, chacune adaptée à une situation précise. L’essentiel c’est d’être dans le bon tempo et d’adopter une respiration de circonstance. Une bonne maîtrise de la respiration et de la souplesse respiratoire sont les ingrédients qui permettent de rester en harmonie avec son environnement et de ne pas se mettre à respirer très fort dans la salle de lecture d’une bibliothèque municipale ou de respirer très lentement au c½ur d’un débat très animé.

La musique comme thérapie de la respiration

Des études scientifiques menées en France au cours des années 1970 ont démontré les bienfaits de la musique sur l’ensemble de l’organisme depuis le c½ur… jusqu’aux poumons. La musicothérapie, comme il convient désormais d’appeler cette spécialité, a montré des résultats surprenants sur la gestion du stress, de l’anxiété, des grandes fatigues mais également sur des pathologies plus ciblées comme l’insomnie ou des troubles digestifs. Toutes ces manifestations corporelles ou psychologiques ont logiquement des conséquences sur la qualité de la respiration. Le patient est ainsi aidé, par des moyens détournés, à se détendre et se recentrer sur lui-même. Généralement les séances de musicothérapie durent une vingtaine de minutes pendant lesquelles l’on est allongé. La musique diffusée amène progressivement le patient au confort, le plonge dans le calme et la sérénité. Sa respiration (et par conséquent tout son corps) se cale sur le tempo et le rythme de la musique.