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Respiration

Tabagisme et respiration

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Le poumon est un organe vital du corps humain. Relié à tous les autres organes et aux muscles il leur apporte leur énergie et les purifie de leurs déchets gazeux. Le tabagisme agresse les poumons, il les affaiblit et ceux-ci ne peuvent plus faire leur travail correctement.
  1. Le tabagisme, une pratique à hauts risques
  2. Tabagisme passif, merci pour eux !
  3. Pathologies respiratoires et tabac : un mélange explosif
  4. Traitements des pathologies respiratoires liées au tabac

Le tabagisme, une pratique à hauts risques

La consommation de tabac est mortelle, nous le savons tous. Nul ne peut aujourd’hui l’ignorer. Mais peut-être n’est-il pas vain de rappeler que la seule fumée de cigarette contient plus de 4 000 substances chimiques. 60 d’entre-elles sont cancérigènes. Le cancer du poumon est naturellement la maladie du système respiratoire la plus grave et la plus répandue chez les fumeurs. Les cancers sont également observés à d’autres endroits du système respiratoire tels que la gorge ou les sinus. Mais d’autres infections telles que la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) menacent aussi les fumeurs qui par ailleurs s’exposent à un risque cardio-vasculaire élevé. Tabagisme et respiration sont d’autant plus liés que l’addiction à la cigarette s’exprime parois sous la forme d’une recherche d’air. Un fumeur va souvent aspirer brutalement une bouffée de tabac pour s’apaiser. Cette recherche d’air vicié entraîne le sujet dans un cycle négatif.

Tabagisme passif, merci pour eux !

Près d’une victime sur 10 de la cigarette est un fumeur passif. Le nombre de décès chaque année en France oscille entre 3 000 et 6 000 cas. Pourtant, si beaucoup de personnes ne supportent pas la fumée, y sont allergiques ou ressentent simplement une gêne respiratoire, tous sont exposés presque quotidiennement à la fumée de cigarette. Malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics, des enfants et des femmes enceintes, entre autres, respirent un air vicié par la plus dangereuse pollution domestique. La fumée non inhalée par le fumeur contient plus d’éléments toxiques que celle absorbée par le consommateur de cigarettes. Le tabagisme passif comme le tabagisme actif peut provoquer des maladies respiratoires graves. Notons qu’une jeune maman fumeuse augmente les risques de mort subite de son nourrisson. Le risque de bronchite chez un enfant dont l’un des parents fume augmente de 72 %. Un enfant asthmatique verra quant à lui le nombre de ses crises croître s’il est exposé à la fumée de cigarette.

Pathologies respiratoires et tabac : un mélange explosif

Les asthmatiques sont particulièrement exposés aux dangers propres à la fumée de cigarette. Fumeurs ou fumeurs passifs, ils sont contraints d’absorber plus d’air pour satisfaire à leurs besoins respiratoires. Logiquement ils absorbent plus d’air vicié que les autres. De façon semblable, les personnes souffrant de bronchites chroniques sont susceptibles de voir leur pathologie s’aggraver au contact des composants chimiques du tabac. Ces composants irritent les muqueuses des bronches et provoquent une hypersécrétion. La toux grasse symptomatique qui s’en suit est caractéristique d’une destruction partielle des tissus bronchiques. Cela entraîne potentiellement des insuffisances respiratoires.

Traitements des pathologies respiratoires liées au tabac

La BPCO ne se guérit pas, seuls des traitements permettent de soulager les symptômes et assurer une qualité de vie moins dure. L’arrêt du tabac est la première mesure à adopter. Ensuite, des bronchodilatateurs atténueront la gêne respiratoire. Des corticoïdes et des fluidifiants bronchiques peuvent aussi soulager les patients. Dans le cas du cancer du poumon, les traitements dépendent essentiellement de l’état d’avancement du cancer. Il est évident que l’arrêt de la cigarette est incontournable. Toutefois, pour toujours sensibiliser, rappelons que le cancer du poumon est le plus meurtrier et qu’il est préférable d’agir en amont de la maladie en ne fumant pas et en ne s’exposant pas à la fumée du tabac. Les traitements sont lourds et les taux de réussite assez bas. La survie à cinq ans dépasse tout juste les 10 % de malades. Il faut pour cela que la cellule cancéreuse soit découverte à un stade peu évolué. La chirurgie permet l’ablation partielle ou totale d’une tumeur mais cette technique doit ensuite être associée à la radiothérapie et à la chimiothérapie.