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Microparticules : respirez sans poumons

Conscients de l’importance de l’oxygénation du cerveau chez le malade dont les poumons ne sont plus fonctionnels, des spécialistes américains viennent de créer des microparticules injectables qui ont comme fonction la restauration rapide du taux d’oxygène contenu dans le sang.

Parus dans Science, les résultats des recherches de ce groupe de médecins, biologistes et ingénieurs ont amené à la création des tout premiers prototypes de respirocytes. En entrant dans les domaines de la nanomédecine et du transhumanisme, ces respirocytes sont des nanorobots dont la taille ressemble à celle des microns. Les matériaux nécessaires à leur fabrication sont très résistants comme les diamants et les saphirs. Pour ce qui est de leur capacité de stockage sous haute pression d’oxygène et de gaz carbonique, elle est de 236 fois plus importante que celle d’un globule rouge. Ce concept a déjà été proposé quelques dizaines d’années plus tôt par Robert A. Freitas.

Mais le doute persiste sur la construction des nanomoteurs et des nano-ordinateurs à l’intérieur même de ces respirocytes qui permettront la gestion des échanges d’O2 et de CO2 dans le sang d’un humain. Si les avancées technologiques permettent de surmonter cet obstacle, ces nanorobots seront très efficaces dans l’oxygénation des tissus du cerveau lors des AVC. Ces découvertes seront également utiles pour les adeptes de plongée en apnée.

Pour ce qui est des respirocytes, ce sont des particules semblables à celles qui véhiculent les substances actives dans les tissus pour la chimiothérapie ou les colorants utilisés pour les échographies. Ici, elles libèreront l’oxygène dans le sang. Les tests ont été effectifs sur des lapins sous-alimentés en oxygène. Après l’injection en intraveineuse de microparticules en suspension, le taux d’oxygénation du sang est passé de 70 % à 100 % mais l’effet s’arrête en même temps que la perfusion.

Actuellement, les recherches se poursuivent pour réussir à tester son utilisation sur les humains et cette découverte sera importante dans le traitement des infections pulmonaires et les graves crises d’asthme afin d’éviter au maximum les dommages irréversibles pour le cerveau.